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Herbes et tisanes

Posté par bouledesuif le 2 octobre 2007

Attention, ne jouez pas aux apprentis sorciers, ne faites ni infusion ni décoction avec des plantes que vous ne connaissez pas. Dans le doute demandez conseil à votre pharmacien. 

(les plantes sont classées par ordre alphabétique)

Comment confectionner une infusion 

Disposez les fleurs ou les parties feuillues de la plante, fraîches ou séchées, au fond d’une bouilloire ou d’une théière. Versez dessus de l’eau frémissante et laissez infuser 10 minutes convercle bien fermé. Filtrer à travers une passoire à tamis fin au dessus d’une tasse.

Vous pouvez conserver le reste au frais dans un pichet.

Comment confectionner une décoction

La décoction permet d’extraire d’avantage les principes actifs de la plante et se prépare avec les racine, l’écorce, les ramilles et certaines baies.

Mettez la quantité indiquée dans une casserole d’eau froide. Portez à ébullition puis laissez mijoter pendant au moins 1 heure afin que le liquide réduise d’un tiers. Filtrez le liquide dans une passoire et conservez au frais.

Le basilic 

Originaire d’Inde, le basilic (ocimum basilicum) a été introduit en Europe dés l’Antiquité. Ses vertus ont été longtemps controversées et l’on a même songé, un temps à le classer dans les plantes toxiques. Aujourd’hui, il s’emploie en cuisine et en médecine dans le monde entier. Pour les tisanes on utilise les feuilles et les sommités fleuries (2 cuillerées à soupe par litre, laissez reposer 10 minutes). Elle favorise la digestion et calme les brûlures d’estomac. Elle posséde aussi une action antispasmodique et antinauséeuse et peut être utilisée à titre préventif contre le mal des transports. Elle exerce une action apaisante sur le système nerveux. Pour favoriser le sommeil prenez une tasse au coucher.

En friction, les feuilles écrasées soulagent les piqûres d’insectes et éloignent les moustiques.

En cuisine, son arôme se renforce à la cuisson et doit donc être utilisé avec modération pour ne pas dominer les autres arômes.

Le coquelicot

Le coquelicot (papaver rhoeas) tirerait son nom du « cocorico » du coq car ses pétales rouges rappelleraient la crête de l’animal…A ne pas confondre avec le pavot, son cousin, dont le latex desséché donne l’opium. Le coquelicot a toutefois des propriétés légèrement narcotiques. On utilise ses capsules en décoctions dont il ne faut surtout pas abuser car il y a un risque d’intoxication à forte dose. La tisane de pétales séchés ets beaucoup moins dangeruese et se révèle être un sédatif doux contre la nervosité, l’anwiété, les troubles du sommeil. Elle ne provoque aucune accoutumance. On peut adjoindre à ces tisanes des bains sédatifs additionnés d’infusion de coquelicot. La tisane de pétales posséde des propriétés expectorantes, antitussives et adoucit la gorge. Son action sudorifique aide à éliminer les toxines.

Récoltez les pétales en juin-juillet et faites-les sécher trés vite au soleil ou dans une étuve. Pour une tisane de pétales de coquelicot, utilisez une poignée par litre et laissez infuser 10 minutes. Pour un traitement de fond sur la nervosité, buvez 2 tasses de tisane chaque jour, le matin et le soir avant le coucher.

Le genévrier

Le genévrier (juniperus communis) fait parti du groupe des conifères. Son nom vient du celte jenupus, qui signifie âpre. Les médecins égyptiens l’utilisaient et Hippocrate le recommandait en fumigation antiseptique en cas d’épidémie. Au moyen-âge, le genévrier était considéré comme magique.

Pour son application médicinale, on utilise les baies concassées que l’on fait sécher sur des claies à l’air libre.

Pour une action tonique et fortifiante, prendre une tasse d’infusion avant chaque repas. En cas de dérangement gastrique, prendre une tasse aprés le repas ce qui a aussi pour effet de purifier l’haleine. Contre les rhumatismes et les refroidissements, cette plante posséde une action anti-inflammatoire reconnue.

Pour la tisane, utilisez 2 à 3 cuillèrées à soupe de graines concassées par litre, infusez 10 minutes.

A haute dose, la tisane peut irriter les voies urinaires. Ne jamais prolonger une cure au delà de 6 semaines. Son utilisation est à proscrire en cas de problèmes rénaux.

Tisane ou gin : distillées avec de l’eau-de-vie de grain, les baies de genévrier donnent une boisson qu’on appelle le gin. Ce breuvage n’a rien d’une tisane, n’en posséde pas les vertus et est à consommer avec modération.

La mélisse

La mélisse (melissa officinalis) a toujours été associée aux abeilles et cette plante a, en outre, les mêmes propriétés toniques et curatives que le miel et la gelée royale. On l’utilisait pour chasser la mélancolie et on la jugeait trés active contre les troubles nerveux en général. Elle a des actions bénéfiques sur la digestion et a des fonctions calamntes et destressante. Elle est utilisée dés l’apparition du rhume et certains prétendent qu’elle améliore la mémoire. En cuisine, quelques feuilles fraîches, finement hachées, se marient avec le fromage blanc.

Tisane légère de mélisse pour futures mamans : 3 tasses maxi par jour.

Faites infuser une cuillerée à soupe de feuilles de mélisse (fraîches de préférence) dans un demi-litre d’eau frémissante, laissez reposer 5 minutes et servez.La tisane traditionnelle se fait avec 3 cuillère à soupe de feuilles par litre.

 

La menthe

Il existe plusieurs dizaine de variétés de menthe. En médecine on utilise la menthe verte (mentha spicata) et la menthe poivrée (mentha x piperita). Si l’on veut les faire sécher on récoltera les feuilles avant la floraison, mais il est préférable, en saison, d’utiliser les feuilles fraîches.

Elle est stimulante et calme les douleurs d’estomac. Elle peut permettre de combattre les nausées et le mal des transports. En cas de rhume ou de toux, la tisane peut être éfficace et calme certains maux de tête. Attention, la menthe est interdite aux bébés et déconseillées aux mamans qui allaitent. Elle est proscrite également en cas de traitement homéopathique.

Le thé à la menthe : 2 cuillérées à café de thé vert, 3 branches de menthe fraîche, sucre candi.

Ebouillantez une première fois les feuilles de menthe pour diminuer leur amertume. Déposez les dans la théière avec le thé et le sucre. Versez l’eau frémissante et laissez infuser pendant 3 à 5 minutes suivant votre goût.

Le millepertuis

Le millepertuis (hypericum perforatum) tire son nom des milliers de petits trous de ses feuilles. On l’appelle aussi « herbe de la saint-jean ». Il était réputé pour chasser les mauvais esprits et calmer les fous. On lui accorde de nos jours, des vertus calmantes et antidépressives. Il est le remède phytothérapique le plus vendu au monde.

Prise de manière ponctuelle, sa tisane peut aider à soulager l’anxiété et la tension nerveuse. Il s’utilise aussi pour traiter les difficultés respiratoires liées aux bronchites et à l’asthme. En usage externe, ses vertus antiseptiques sont utilisées depuis le moyen-âge. Son usage sensibilise la peau à la lumière, ne vous exposez pas au soleil pendant une cure et portez des lunettes. N’associez pas millepertuis et antidépresseurs.

Faire sécher les sommités fleuries au début de l’été. Utilisez 2 à 3 cuillérées à soupe par litre et laissez infuser 10 minutes. On ne confectionne jamais de tisane de millepertuis frais.

L’ortie

Selon la légende, les troupes de César introduisirent l’ortie (urtica) en grande bretagne car les soldats romains pensaient avoir besoin de s’en fouetter pour se réchauffer. De nos jours, l’infusion d’ortie ets utilisée pour stimuler la circulation, comme dépuratif avec une action reminéralisante. Sa richesse en vitamines, en oilgo-éléments et en acides aminés fait de la tisane de feuilles d’ortie un bon antiasthémique qui régule le sommeil, combat la fatigue, l’anxiété et améliore l’attention.

Attention, ne consommez jamais les graines d’ortie qui sont purgatives. Pour l’infusion, utilisez les feuilles seules, récoltées pendant la floraison. 2 à 3 cuillères à soupe par litre, laissez infuser 15 minutes.

Conseil : utilisez des gants pour la récolte; Si vous vous piquez  appliquez immédiatement sur la piqûre du suc de tige florale de pissenlit ou un peu de vinaigre.

Le pissenlit

Une jolie légende prétend que cette « mauvaise herbe » est née de la poussière soulevée par le char d’Apollon. Mais ce sont ses propriétés diurétiques qui lui ont donné son nom ! Le pissenlit (taraxacum officinale) est cité pour la première fois dans un ouvrage médical en 1485. Les anciens reconnaissaient ses vertus pour favoriser la digestion et réguler le transit intestinal. Son action diurétique reconnue permet de penser qu’il favoriserait l’élimination des calculs rénaux. La racine est un laxatif léger qui doit se récolter à l’automne. L’infusion est un stimulant hépatique et digestif. L’intérêt de l’utilisation des feuilles de pissenlit comme diurétique est qu’il n’élimine pas le potassium du corps  sur son passage car  il le remplace aussitôt.

Utilisez 2 à 3 cuillèrées à soupe de feuilles par litre d’eau ou 2 poignées de fleurs, laissez infuser 10 minutes.

La verveine

Les romains avaient fait de la verveine une plante sacrée, dédiée à Vénus. la verveine (verbena officinalis) était considérée par les druides comme pouvant tout guérir et les provençaux l’appellent « erbo de la merbelo », herbe de la merveille. Les Egyptiens croyaient qu’elle était néé des larmes d’Isis et les prêtres grecs la portaient en amulette. La tradition veut que l’on bénisse la plante avant de la ceuillir, car elle aurait poussé au pied du calvaire et aurait été utilisée pour étancher le sang du christ. De nos jours, elle est surtout connu pour ses vertus sédatives et apaisantes.

La tisane peut prévenir les troubles digestifs mineurs et stimuler les fonctions hépatiques. On l’utilise également en cas de nausées. Sudorifique, on prétend qu’elle fait baisser la fièvre. Attention, ne buvez pas d’infusion de verveine tous les jours car vous risqueriez d’irriter votre muqueuse gastrique, voire déclencher une gastrite.

Pour la tisane on utilise les feuilles et les fleurs, récoltées et séchées pendant l’été. Prévoyez 2 à 3 cuillères à soupe par litre, laissez infuser 10 minutes.

Publié dans le pouvoir des plantes | 1 Commentaire »

 

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